La réponse honnête à la question que tout le monde pose l'été. Quand le pic arrive vraiment, les endroits où ils sont rares, et ce qui les tient à distance.
C’est la première question sur l’été en Laponie, presque toujours avec une pointe d’inquiétude
dans la voix : et les moustiques ? La réponse honnête, c’est que oui, la Laponie a
des moustiques, et qu’au mauvais endroit la mauvaise semaine ils ne sont pas une plaisanterie.
Mais leur réputation dépasse largement la réalité : la date, le lieu et quatre habitudes
simples séparent le « je les ai à peine remarqués » du « je n’y retourne pas ». Voici la
version réaliste, sans enjoliver et sans faire peur.
Saison : la période des moustiques va grosso modo de fin juin à début août , avec un pic en juillet , quand les premières chaleurs les font éclore.
Avant et après : début juin (avant l’éclosion) et à partir de la mi-août, c’est presque tranquille. Deux des secrets les mieux gardés de l’année en Laponie.
Les pires endroits : eaux stagnantes, tourbières, forêt humide et creux abrités le soir et la nuit.
Les meilleurs endroits : sommets dégagés, rives ventées et tout lieu avec une brise régulière. Le moustique vole mal et un peu de vent le cloue au sol.
Ce qui marche : une moustiquaire de tête plus un répulsif au DEET ou à l’icaridine couvre 95 % ; des couches longues et légères font le reste.
Les moustiques de Laponie sont saisonniers, pas permanents. Il leur faut de la chaleur pour
éclore dans les mares de fonte et les zones humides laissées par le printemps, si bien que la
saison monte fin juin, culmine en juillet et s’éteint au fil d’août. Le levier le plus utile
en préparation est donc simplement quand tu pars :
Début juin : le soleil de minuit est déjà là, la neige est partie et les moustiques ne sont pour l’essentiel pas encore sortis. C’est le moment idéal dont parle notre guide de la saison intermédiaire .
Juillet : haute saison, le meilleur temps, les jours les plus longs et le plus de moustiques. Parfaitement faisable, à condition d’arriver préparé plutôt que surpris.
À partir de la mi-août : les effectifs s’effondrent dès que les nuits fraîchissent, et les premières couleurs d’automne arrivent. Encore une fenêtre calme et confortable.
Le lieu pèse autant que la date. Le moustique vole mal et déteste le vent, le sol sec et
l’exposition dégagée. Du coup, une grande partie d’un voyage en Laponie est naturellement
Sommets et toundra ouverte. Au-dessus de la limite des arbres à Pyhä, Saariselkä, Pallas ou Kilpisjärvi, la brise garde l’air propre la plupart du temps.
Rives de lac et de rivière exposées au vent. L’eau libre fait circuler l’air ; un ponton venté vaut infiniment mieux qu’une clairière abritée.
Villages et stations. Rovaniemi, Levi, Saariselkä et compagnie sont entretenus, plus secs et bien plus vivables qu’une tourbière fermée.
Tout endroit où l’air bouge. La règle est simple : si tu sens la brise sur le visage, le moustique peine aussi.
Le revers : les soirées immobiles et humides en forêt basse près des tourbières sont les cas
difficiles. Si tu bivouaques ou fais un barbecue au bord de la rivière à 22 h en juillet,
c’est là que la moustiquaire justifie sa place dans le sac.
Pas besoin de s’équiper comme un chercheur polaire. Un kit court et sensé couvre presque
Une moustiquaire de tête (quelques euros, aucun poids). Inutile 90 % du temps, indispensable les 10 % restants. Emporte-la même si tu ne la mets jamais.
Un répulsif au DEET ou à l’icaridine. Ce sont les deux substances au meilleur historique ; réapplique selon la notice. Ce n’est pas un hasard si tout le monde s’y fie ici en juillet.
Des couches longues et légères. Manches et pantalons amples en couleurs claires valent mieux que la peau nue et que les tissus sombres, qui les attirent.
Organiser sa journée. Ils sont plus actifs aux heures calmes du « soir », qui sous le soleil de minuit reste en plein jour. Place les activités près de l’eau aux heures les plus ventées et les plus lumineuses.
Une note rassurante : c’est un fait de l’été finlandais, pas une malédiction propre à la Laponie. Les
rennes règlent le problème en montant sur les hauteurs ventées et les derniers névés, ce qui